Ordination
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Ordination

 

 

L'ORDINATION

Quand on décide de pratiquer le zen dans un dojo, on le fait pour des raisons différentes : apprendre à se connaître, se libérer de ses conditionnements, être mieux avec soi-même et avec les autres….et on pratique, à son rythme pendant des semaines, des mois et puis vient le moment ou on découvre, plus ou moins vite selon les personnes, que l’on ne peut plus pratiquer zazen « seulement pour soi », que les vœux que l’on chante après chaque zazen (voir la page qui leur est consacrée), on souhaite les actualiser dans sa vie, même si on se rend compte que ces vœux sont tellement grands que l’on n’y arrivera pas, on souhaite aller dans cette direction, alors on décide de demander l’ordination de bodhisattva.

L’ordination de bodhisattva, c’est d’abord la prise de refuge, qui est commune à toutes les traditions bouddhistes, on prend refuge dans les trois trésors, le bouddha, le Dharma, qui est son enseignement, et la Sangha, qui est la communauté des pratiquants. En fait, on prend refuge dans la pratique de zazen qui contient ces trois trésors, puis on reçoit les préceptes, et ensuite on chante les vœux du bodhisattva ainsi que d’autres sutra. Cette cérémonie a lieu à la fin d’une sesshin, le maître remet au nouveau bodhisattva un rakusu qui est un petit kesa qu’il aura de préférence cousu lui même, avec derrière caligraphié  le nouveau nom du bodhisattva, la date, le nom du maître qui l’a ordonné et un poème. Il reçoit aussi un ketsumyaku qui est un document qui reprend les noms des maîtres de notre lignée jusqu’à lui. L’engagement que prend le bodhisattva est un engagement important, il s’engage clairement et publiquement sur la voie de libération enseignée par le bouddha et à pratiquer zazen avec les autres en aidant là ou c’est possible.

Il arrive qu’après avoir pratiqué pendant quelques années, on découvre que la pratique de la voie avec et pour la Sangha est devenue la priorité dans sa vie, avant sa vie professionnelle, sociale ou familiale. Non pas que l’on abandonne tout ça, mais on choisit clairement sa priorité, par exemple, on se sent prêt à refuser les honneurs d’une promotion au boulot pour avoir du temps libre pour pratiquer, on transforme ses liens d’attachement et de dépendance à sa famille par des liens spirituels, de compassion…. On a déjà l’expérience d’une pratique importante de zazen, samu, dans les sesshin et on a créé une relation avec un maître que l’on désire suivre, c’est à dire participer aux sesshins qu’il dirige, avoir des contacts réguliers et approfondis avec lui. On peut, si on  le souhaite demander l’ordination de moine ou de nonne. Cette cérémonie a lieu dans le même temps que la cérémonie d’ordination des bodhisattva, avec récitation de sutra en relation avec l’engagement de moine ou de nonne. Le futur moine ou la future nonne reçoit un nouveau rakusu, avec aussi un nouveau nom, et un kesa qu’il aura aussi de préférence cousu lui-même, et un kestsumyaku plus complet.

Etre moine ou nonne n’est pas une obligation, c’est vraiment un engagement très fort qu’il ne faut pas prendre à la légère, on peut rester bodhisattva toute sa vie sans le moindre problème. C’est une ordination complète en elle-même.

 La dernière mise à jour de cette page date du 04/08/08

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