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ZAZEN, S'ASSEOIR,
TOUT SIMPLEMENT (SHIKANTAZA)
Description d'une séance
Il est important, quand vous avez décidé de pratiquer
zazen, d’avoir une certaine régularité dans la pratique. Si vous avez
décidé de venir au dojo le lundi et le jeudi soir, par exemple, vous
vous y tenez, même si on vous propose une sortie ou si vous êtes
fatigués.
Il s’agit de ne pas déranger le gyoji, pratique
constante au sens de pratique régulière. Ce n’est pas zazen qui bouge,
mais la vie quotidienne qui s’organise autour de lui.
La séance de zazen commence toujours à l’heure exacte.
Il vous est demandé d’arriver environ 15 minutes avant l’heure et d’être
le plus possible dans un état d’esprit calme et concentré, propice à la
méditation.
Sept minutes avant le début du zazen, le bois
retentit. Les conversations s’arrêtent. Vous pouvez entrer dans le dojo.
Vous passez la poutre située à l’entrée, du pied
gauche. C’est une première occasion de vous concentrer. Vous vous
inclinez en gasshô devant l’autel en signe de respect pour la pratique
vivante de zazen, symbolisée par une statue du bouddha, et pour les
pratiquants.
Une série de coups de cloche vous informe que zazen
commence, à partir de ce moment-là, vous êtes complètement concentrés
sur votre pratique, sur votre posture et sur votre respiration. Vous
veillez alors à rester immobile, d’une part, pour ne pas déranger les
autres et, d’autre part, parce que le corps et l’esprit étant intimement
liés, votre mental ne pourra pas s’apaiser si votre corps s’agite et
vice-versa.
Au cours de cette première partie, vous aurez la
possibilité de demander le kyosaku. Il s’agit d’un coup de bâton donné
sur des points d’acupuncture situés aux épaules. Le kyosaku peut vous
aider en cas de somnolence ou d’agitation.
Après environ 40 minutes, tout le monde se lève pour
pratiquer kin-hin. Cette méditation marchée dure environ 10 minutes.
Après un coup de cloche qui en annonce la fin, vous retournez rapidement
à votre place et vous vous rasseyez comme pour la première partie du
zazen.
Lors de la deuxième partie, vous entendrez un kusen,
un enseignement relatif à notre pratique.
La séance se termine par une brève cérémonie (+/- 10
minutes) qui consiste en la récitation de l’Hannya Shingyo (le sutra du
cœur) rythmé par des instruments, des quatre vœux du bodhisattva et de
dédicaces.
Ensuite, vous quittez le dojo en saluant à nouveau le
bouddha en gasshô et en repassant la poutre, cette fois du pied droit.
Comme vous avez pu le constater en lisant ces lignes,
la manière d’être dans le dojo est assez codifiée. Il ne s’agit en
aucune manière d’un quelconque formalisme. Dans le dojo, l’attention aux
gestes est une pratique en elle-même. Tous ces gestes doivent être
exécutés dans une totale attention, une présence de chaque instant. Cela
favorise la concentration et nous permet de pratiquer en harmonie et
avec respect pour le lieu de la méditation et les autres pratiquants. |